Se soigner par les plantes? Attention! Danger!

SE SOIGNER PAR LES PLANTES? OUI..MAIS...ATTENTION DANGER

Se soigner par les plantes : danger !

Ce n’est pas parce qu’une plante est 100 % naturelle qu’elle n’est pas dangereuse ! Beaucoup sont tentés de soigner les petits maux du quotidien par les plantes, perçues comme plus naturelles. Qu’elles se présentent sous la forme de tisanes, d’huiles essentielles ou de gélules, toutes ne sont pas efficaces et certaines ne sont pas dénuées d’effets indésirables. Décryptage de deux médecines douces : l’homéopathie et la phytothérapie.

L’homéopathie et la phytothérapie à ne pas confondre !

On a parfois tendance à confondre aromathérapie, homéopathie et phytothérapie… Bien que toutes soient des médecines douces, leurs modes de fonctionnement sont bien différents. Je vous explique pourquoi il ne faut pas confondre ces méthodes naturelles.

Faire l’amalgame entre ces « médecines naturelles » est fréquent, et cette confusion vient probablement du fait qu’en homéopathie on utilise entre autres des plantes.

Certes, il s’agit de médecines douces, mais leur composition, leur manière d’aborder la maladie, leur dosage, leur usage et leurs effets, ne sont pas les mêmes. L’homéopathie est d’ailleurs plus récente que la phytothérapie. C’est le Docteur Samuel Hahnemann qui a découvert l’homéopathie au 18ème, alors que la phytothérapie était utilisée depuis déjà bien longtemps pour soulager les maux du quotidien. Les premiers hommes les mâchaient pour traiter leurs maux, exactement comme le font encore les singes sauvages aujourd’hui. En Chine, en Inde, en Mésopotamie, en Égypte… les premiers textes connus de la médecine par les plantes se répartissent entre 3000 et 1500 ans avant notre ère.

Un mode de fonctionnement propre à chaque thérapie

La première grande différence entre ces médecines naturelles, c’est leur mode de fonctionnement.

L’aromathérapie et la phytothérapie, qui contiennent des molécules chimiques, viennent substituer les symptômes de la maladie pour aider l’organisme à guérir. Je préconise des plantes médicinales, des huiles essentielles, sous forme de décoctions, de tisanes, de cataplasmes…Leur rapidité d’efficacité se constate généralement rapidement après le début d’un traitement.

Avec l’homéopathie c’est l’inverse. Cette thérapie considère que l’on a tous une sorte de « pharmacie interne », qui est plus ou moins performante. Certains facteurs peuvent jouer sur l’état de notre organisme : une mauvaise alimentation, ne pas assez dormir, être trop stressé… L’organisme se défend alors moins bien, et est plus vulnérable face aux agressions extérieures. C’est là que les symptômes apparaissent. L’homéopathie ne va pas traiter les symptômes, mais elle va aider à ce que notre pharmacie interne soit la plus performante possible. Elle va lui donner les clefs, les informations nécessaires, pour qu’elle s’améliore, et donc que notre santé soit meilleure.

De plus, chacun a sa propre sensibilité face à l’homéopathie, et réagira plus ou moins à un traitement.

Des principes actifs qui ne sont pas les mêmes

La phytothérapie, et l’aromathérapie (qui utilise les huiles essentielles, aussi appelées essences végétales) n’ont qu’une seule et unique substance d’origine : les plantes.

Alors que les petites granules homéopathiques, peuvent être fabriquées à partir de substances provenant de plusieurs origines. Il existe environ 3000 souches de base, qui peuvent être aussi bien d’origine végétale (plantes fraîches), animale (venin de serpent, abeilles…) ou minérale et chimique (graphite, mercure, phosphore…).

 

Aussi, les dosages de ces différentes médecines douces n’ont rien à voir. Le dosage dans les granules homéopathiques est extrêmement faible, car ce médicament a été obtenu après une succession de dilutions, suivie d’une étape appelée « dynamisation ». Récemment, la question d’un possible déremboursement de l’homéopathie rappelle qu’aucune preuve scientifique n’a encore pu prouver son efficacité.

Pour commencer, on procède à l’extraction des actifs de la plante, en utilisant le principe de macération, pendant 30 jours maximum, associée à une agitation quotidienne.

L’étape de dilution et de dynamisation : après macération de la plante, on obtient la teinture mère, qui, mélangée à de l’alcool, (1 volume de teinture mère pour environ 99 volumes de solvant), donne une solution hydroalcoolique : c’est l’actif homéopathique. Cette solution va ensuite être introduite de manière homogène dans les petites granules blanches, composées de lactose et de saccarose.

Des risques différents

Il n’y a aucun risque avec l’homéopathie. L’idée avec cette méthode est de retrouver une bonne santé, en aidant l’organisme à mieux fonctionner.

Les substances sont extrêmement diluées : le chiffre suivi souvent de CH, fait référence au nombre de dilutions qui ont été faites afin d’obtenir le médicament. Le risque avec le médicament homéopathique, c’est que des malades ne jurent que par l’homéopathie, et risque de mettre leur santé en danger, dans le cas de pathologies lourdes. L’homéopathie peut être utilisé au quotidien, ou en soin de support, mais ne doit en aucun cas remplacer un traitement allopathique lourd.

En naturopathie, la prudence est particulièrement recommandée chez les enfants et les femmes enceintes. Chez les enfants, j’utilise plutôt comme galénique les bourgeons, car ils sont connus comme n’ayant pas de principes actifs toxiques. Chez la femme enceinte, les effets des plantes sur le fœtus sont mal connus. L’automédication est à proscrire, même si certaines plantes sont réputées sans danger comme le gingembre pour lutter contre les nausées, la vigne rouge contre les jambes lourdes ou encore les graines de psyllium contre la constipation.

Alors qu’en aromathérapie et en phytothérapie, la concentration en substance active n’est pas la même, elle est extrêmement élevée.

C’est pour cette raison que la phytothérapie et l’aromathérapie sont à manipuler avec précaution. Ils agissent en tant que molécule sur l’organisme (anti-inflammatoire, anti-stress, antidouleur…). Ce sont des médecines douces certes efficaces et sans danger, si elles sont bien manipulées, avec de faibles doses, sur les recommandations de votre naturopathe ou d’un professionnel de santé.

Différents, mais pas incompatibles !

Comme nous venons de le voir, l’aromathérapie, la phytothérapie et l’homéopathie sont différents, de par leur composition, leur principe d’utilisation, et leurs effets. Mais il n’y a pas de risque d’interaction lorsque l’on prend de l’homéopathie avec un traitement « aroma » ou une préparation à base de plantes.

Les deux sont tout à fait possible, sans oublier cependant, que l’automédication avec les huiles essentielles n’est pas sans risque, de par leur forte concentration en substance active. Donc toujours consulter, avant de se lancer !

Très belle journée à tous,

Votre naturopathe Corinne Lasné

www.coach-bienetre-naturopathe.fr

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