Le lâcher-prise : se libérer pour s’épanouir enfin !

Si lâcher-prise n’est pas facile, vous pouvez, pour vous y aider, développer deux habiletés : faire confiance en l’avenir et votre capacité à faire des deuils. Nous allons donc parler du besoin de contrôler, de la nécessité de prendre conscience de vos émotions face à ce qui arrive et la raison pour laquelle il est si difficile de faire des deuils. 

Lâcher-prise et le besoin de contrôle

Selon la thérapeute américaine Daphne Rose KINGMA, « retenir » équivaut à croire qu’il y a seulement un passé ; lâcher-prise, c’est savoir qu’il y a un avenir. En fait, lâcher-prise peut s’expliquer et s’appliquer de plusieurs façons. Mais une manière très simple de l’apprivoiser consiste à l’opposer à son contraire par le contrôle. Nous aimons bien avoir le contrôle, que ce soit sur notre travail ou des parties de celui-ci, sur notre vie personnelle, sur nos émotions, sur les autres, etc. Et nous aimerions bien parfois avoir le contrôle sur des événements qui, justement, sont hors de notre contrôle.

Lorsque vous réalisez que vous ne pouvez changer ni les événements ni les autres et que vous pouvez seulement changer votre façon de les percevoir, vous êtes dans le lâcher-prise. Vous vous donnez alors une chance de vivre moins stressé.

De la même façon, lorsque vous modifiez votre action pour arriver à un résultat, vous faites preuve de flexibilité et de votre habileté à décrocher d’une conduite stérile. Faire une distinction entre ce que nous pouvons contrôler, ce que nous pouvons influencer et ce que nous ne pouvons ni contrôler, ni influencer est sans doute une première étape dans le lâcher-prise. 

Laisser aller le contrôle

Mais pourquoi trouvez-vous si difficile de laisser aller votre besoin de contrôle ? Parce que vous niez ou parce que vous êtes peu conscient des peurs liées à l’absence de contrôle. Par exemple, vous pouvez craindre de vous tromper, peur de ne pas être à la hauteur des attentes d’un recruteur, peur de manquer de quelque chose.

Mais plus vous cherchez à contrôler (vos collègues, votre conjoint, vos enfants, une manière de faire les choses, l’opinion des autres ou même votre apparence), plus cela est signe d’insécurité et moins vous lâchez-prise.

Lâcher prise est donc un acte de confiance. Cela nécessite l’acceptation de vos limites, la reconnaissance des autres dans leurs différences et la capacité de faire avec ce qui se présente dans le moment présent. La tentation est grande toutefois de refuser ce qui n’est pas conforme à vos désirs, de résister à ce qui se présente. Votre besoin de contrôle fait que vous vous acharnez sur ce qui aurait pu être ou ce qui devrait être et que vous oubliez ce qui est présent.

La clé consiste à faire une distinction entre ce que vous pouvez contrôler, ce que vous pouvez influencer et ce que vous ne pouvez ni contrôler, ni influencer.

Comment développer votre capacité à lâcher-prise ?

De plusieurs façons ! Mais la première et la plus importante :  la prise de conscience. Devenir conscient de vos émotions face à ce qui arrive et pouvoir les exprimer sont une importante étape.

Devenir également conscient de l’absurdité de vouloir contrôler sur ce que vous ne pouvez pas changer ou influencer. Devenir conscient de toute la perte d’énergie et de bien-être que représentent le perfectionnisme et l’acharnement.

Par exemple, vous partez en voyage à l’étranger dans l’intention bien précise d’en profiter pour faire de la photographie, une de vos passions. Dès votre arrivée, votre appareil ne fonctionne plus, la batterie est « out ». Il est impossible de le faire réparer sur place ou de s’en procurer un autre. Entretenir en vous la frustration, la colère, le dépit par rapport à cette contrariété peut gaspiller vos vacances et ne corrigera en rien la situation.

Alors, ne vaut-il pas mieux recadrer cette situation ? Vous dire, par exemple, que vous pouvez peut-être profiter autrement des belles images qui s’offrent à vous ? Peut-être serez-vous plus sensible aux brochures, aux cartes postales, aux vidéos que vous pourrez vous procurer ? Peut-être ne pas être embarrassé d’un attirail de photographe professionnel vous permettra-t-il de faire des activités différentes ? Peut-être que de couper court à ces pensées moroses vous permettra-t-il de ne pas rater vos vacances et, la prochaine fois, de partir avec un plan B: une deuxième batterie ou, tout simplement, un appareil photo jetable? 

Simple logique, direz-vous, mais comment se fait-il que ce simple comportement soit parfois si pénible à faire ? C’est là qu’intervient la stratégie suivante qui est essentielle, soit celle d’accepter de faire le deuil de quelque chose auquel vous tenez.

Apprendre à faire son deuil

J’ai envie de vous raconter une histoire que certains connaissent… elle en dit long sur nos difficultés à lâcher, à prendre du recul…à accueillir la vie telle qu’elle est !  On raconte que, dans la forêt équatoriale, un homme chassait le singe. Comme il connaissait bien un de ses travers, il pouvait l’attraper vivant et sans la moindre blessure. Après avoir évidé une courge qu’il remplissait ensuite de riz, il fixait celle-ci solidement à un arbre. Le singe, attiré par la nourriture, s’approchait et insérait ses doigts par l’ouverture. S’emparant d’une poignée de riz, il ne pouvait plus retirer sa main pleine maintenant trop grosse pour passer par l’orifice. Pendant qu’il s’acharnait, le chasseur s’approchait et attrapait le singe ainsi retenu. Vous pensez sans doute que l’animal n’avait qu’à abandonner le riz pour retrouver aisément sa liberté. Bien sûr, mais pour y arriver, il aurait dû renoncer à quelque chose d’important et même de vital pour lui : sa nourriture.

Est-ce à dire que lâcher-prise implique de renoncer à vos buts, à vos objectifs de vie ? Pas nécessairement. Lâcher-prise, dans l’immédiat, peut être parfaitement compatible avec l’action, mais impliquera parfois une action différente ou différée.

Voici un autre exemple simple. Il vous est sans doute déjà arrivé d’avoir un nom sur le bout de la langue et de vous acharner pendant de longues minutes pour le retrouver, mais en vain. On dirait que plus vous faites des efforts, moins vous vous en souvenez. Puis, vous passez à autre chose, vous lâchez-prise sur votre recherche. Soudain, le nom recherché arrive de lui-même et sans aucun effort.

Penser de façon obsessionnelle à un problème est la plupart du temps complètement inefficace et ne le règle surtout pas. On appelle cela de la résistance. Au contraire, vous en détacher provisoirement peut permettre à votre cerveau de faire émerger certaines solutions et surtout de laisser la place à l’originalité et la créativité.

Si vous rencontrez des difficultés, et souhaitez en discuter ; contactez-moi.

Mail : clasne50@gmail.com ou sur la page Contact du site

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